Bien avant que le poker en ligne soit légalisé en France, le mot « poker » était déjà sur toutes les bouches mais surtout le plus tapé sur les moteurs de recherche, Google en tête. Double phénomène puisque l’explosion du poker sur internet et l’indétrônable moteur ont permis aux salles de poker les moins connues de figurer parfois sur les premières pages de résultats liés aux requêtes. Le géant Google comprend très vite l’engouement suscité par les jeux en ligne en général et le poker en particulier, pour tenter de se positionner lui-même parmi les grands opérateurs de jeux et les concurrencer. Après Gmail, Google Map, Google Actu, Google Chrome, vidéos, images, bientôt Google Games, en tant que portail de jeux, risque de voir le jour. C’est en négociant avec Zynga Poker, éditeur officiel des applications jeux dont le poker sur Facebook, que Google compte bien rivaliser avec les plus grandes salles.
Rentrons dans le vif du sujet
L’investissement financier est de taille puisque près de 200 millions de dollars devraient permettre cette alliance titanesque. Le poker en ligne n’est pas encore légalisé aux Etats-Unis mais Google prépare le terrain et veille au grain du potentiel déjà énorme du jeu le plus joué sur le réseau Facebook. Avec cette corde supplémentaire à son arc, le futur Google Poker risque de révolutionner une fois de plus l’univers très convoité du Texas Hold’em et bousculer les convenances des opérateurs déjà malmenés par les lois. Sur le web, c’est la loi du plus fort qui domine et en termes de positionnement, Google a les armes nécessaires et pour cause.
L’an dernier, Google Adwords avait entériné l’accord sur les publicités d’affiliés poker en ligne au Royaume-Unis, avec les mots sites de poker, poker en ligne, jeux de poker, et le monde lucratif du jeu sur le territoire virtuel britannique s’avérait des plus fructueux, puisque bon nombre d’opérateurs officient déjà et sont côtés à la City de Londres (888, William Hill, Party Gaming…). La France pourrait emboiter le pas pour finaliser une légalisation du poker en ligne qui a vu le jour en juin dernier et qui risque d’évoluer encore l’an prochain sur sa partie publicitaire.
Et Finalement sur Google…
Chaque année, le Google Zeitgeist publie le bilan des requêtes analysées sur les milliards tapées par les internautes. Hormis les noms de sites les plus tapés qui restent indétrônables (Facebook, Youtube, Twitter…), les mots clés sont aussi intéressants à répertorier et l’an dernier le mot « poker » figurait parmi les plus sollicités. Google déjà sur tous les fronts n’entend pas rester un éternel moteur virtuel grandissant et c’est en investissant également sur le matériel téléphonique ou informatique que le groupe américain déjà très controversé, veut jouer sa partie de poker avec ses pères, Apple et Microsoft.